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Vengeful Guardian : Moonrider, la critique

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La de : , une autre célébration du passé de JoyMasher, en regardant Shinobi et Mega Man.

Vengeful Guardian : Moonrider, la critique d'un autre grand regard sur le passé de JoyMasher

Oniken, sorti en 2014, a suivi une philosophie très simple, qui consistait à reprendre une certaine façon de concevoir les jeux vidéo sur consoles dans les années 1980, tant au niveau de la mécanique que de l’esthétique. Ce qui était surprenant n’était tant le regard vers le passé en soi, la capacité démontrée de pouvoir manipuler le matériel original, en le réinterprétant dans une clé moderne pour créer une expérience raffinée, presque d’auteur dans le dévouement montré. Oniken n’était pas seulement un jeu vintage, mais un magnifique jeu vintage, qui vaut la peine d’être joué sans vécu l’époque à laquelle il fait référence. JoyMasher, l’équipe de développement, a conservé la même vision du jeu vidéo avec les versions suivantes, mais a toujours essayé de faire référence à des modèles différents. Ainsi, Odallus : The Dark Call est un mélange parfait d’éléments tirés des séries Castlevania et Makaimura (y compris le spin-off Demon’s Crest), tandis que le dernier Blazing Chrome est le meilleur Contra des temps modernes, bien supérieur aux tentatives de Konami pour revitaliser la (Contra : Rogue Corps… brrr).

Sur Critique de Vengeful Guardian : Moonrider nous verrons comment JoyMasher s’est penché sur les années 80 et 90 pour sortir un titre parfait pour 2023.

Mécanique du jeu

Vengeful Guardian : Moonrider est inspiré de plusieurs titres des années 1980 et 1990.

Vengeful Guardian : Moonrider est inspiré de plusieurs titres des années 80 et 90.

Éliminons tout de suite quelques doutes : Vengeful Guardian : Moonrider n’est pas un metroidvania, ne veut pas l’être et ne souhaite pas suivre le sillage de l’action moderne en 2D. Son point de référence le plus évident en mécanique de jeu est la série Shinobi de SEGA, mais en fait, elle examine aussi une multitude d’autres jeux, comme Mega Man (surtout les boss), Hagane et Cannon Dancer, pour n’en citer que quelques-uns. Attends-toi donc à des niveaux essentiellement linéaires, dans certains cas très difficiles (jamais impossibles) avec quelques secrets éparpillés ici et là à trouver. Même la possibilité de décider de l’ordre dans lequel aborder les étapes n’est pas une concession aux temps modernes, car elle ne manquait pas dans la série Mega Man susmentionnée (pour ne donner qu’un exemple). La force de Vengeful Guardian : Moonrider, qui est aussi sa limite la plus évidente, est précisément sa dépendance à des mécaniques du passé, mais affinées de manière presque obsessionnelle.

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Le protagoniste, Moonrider, peut donc essentiellement sauter, courir, attaquer de front avec son épée, en réalisant au maximum un combo (pas d’attaques multidirectionnelles), peut descendre en piqué sur les ennemis et peut sauter par-dessus les murs. Il possède également une barre d’énergie liée à certains pouvoirs, comme une lance laser, un boomerang de feu, un super snap et d’autres. Ceux-ci sont débloqués en terminant les différents niveaux. En parcourant les cartes, il peut aussi trouver quelques bonus qu’il peut activer (deux au maximum à la fois) pour obtenir des avantages… ou des inconvénients. Par exemple, il peut développer le double saut, ou le pouvoir de récupérer de l’énergie en tuant des ennemis. Les joueurs hardcore auront également la possibilité de mourir en encaissant un seul coup, afin d’élever le niveau de défi jusqu’aux étoiles.

Expérience 16 bits

Gardien vengeur : Moonrider a des moments très difficiles.

Gardien vengeur : Moonrider a vraiment du mal à s’en sortir.

Nous avons donc un dans lequel tu guides un guerrier ninja rebelle, qui décide d’aider l’humanité contre le même régime oppressif qui l’a créé. En réalité, son principal objectif est de se venger du pouvoir établi et des super-soldats qui le défendent. Le tout s’étend sur huit niveaux galvanisants, le premier servant de tutoriel et voyant l’évasion de Moonrider du laboratoire où il était détenu, puis six autres consacrés à la recherche et à l’élimination de super guerriers (que l’on peut aborder dans l’ordre que l’on souhaite) et, , le dernier niveau, divisé en deux parties, où l’histoire trouve sa conclusion naturelle.

Le cartes d’entre eux sont très variés. Moonrider devra pénétrer dans des bâtiments de haute sécurité, dont certains sont partiellement inondés, sauter sur les vaisseaux spatiaux de la flotte de l’oppresseur, échapper à un grand robot dans une forêt, éviter les pièges à laser, sauter sur des plateformes mobiles entourées de décharges électriques et, de manière générale, affronter de nombreux dangers, jusqu’à l’affrontement final.

Dans Vengeful Guardian : Moonrider, les niveaux alternatifs ne manquent pas, comme celui-ci sur une moto.

Dans Vengeful Guardian : Moonrider, les niveaux alternatifs ne manquent pas, comme celui-ci à bord d’une moto.

Les séquences en moto ne manquent pas, conçues pour casser le rythme des sections de plates-formes, et de nombreuses petites variations sur le thème qui permettent d’arriver à la de Vengeful Guardian : Moonrider sans jamais ressentir un sentiment de répétitivité. En parlant de ennemisLa majeure partie d’entre eux sont les troupes de l’armée des super guerriers, allant des soldats classiques armés de fusils aux ninjas armés d’épées tournantes, en passant par les drones tueurs et les créatures mutantes, comme les poissons résolument agressifs ou les insectes volants qui, devinez quoi, ont hâte de nous tuer.

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Il y a bien sûr aussi les patronsplus d’un par niveau en fait. Habituellement, la règle est de mettre un ou deux adversaires de niveau moyen liés au même, puis de terminer avec un super guerrier. En général, les boss offrent un bon défi, mais ne te gardent jamais coincé trop longtemps. Ils ont tous leur propre mode d’attaque et certains sont particulièrement spectaculaires, notamment les béhémoths biocybernétiques, les robots et les vaisseaux spatiaux géants. L’ensemble fonctionne vraiment parfaitement et ne présente pas de défauts particuliers, de sorte que ceux qui aiment ce genre d’opération ne devraient pas avoir à trop réfléchir et se lancer dans l’aventure.

Par moments, les graphismes sont vraiment beaux, mais le rétro.

À certains moments, les graphismes sont très beaux, mais les rétro.

Il faut dire que dans son radicalisme stylistiqueVengeful Guardian : Moonrider n’est peut-être pas très digeste pour un public qui n’est pas particulièrement tolérant envers un gameplay aussi cristallisé dans le temps que celui proposé, emballé dans des graphismes qui rappellent certains titres Mega Drive (ce n’est pas pour rien la console sur laquelle de nombreux chapitres de la série Shinobi sont sortis). Il est donc tout à fait naturel que si les opérations de ce genre ne t’intéressent pas ou te causent de l’herpès, tu pourrais aussi bien regarder ailleurs sans trop de drame. De toute évidence, ce n’est pas le jeu pour toi, et il ne veut pas l’être.

Commentaire

Version de l’en-tête PC Windows

Livraison numérique

Vapeur,

PlayStation Store,

Nintendo eShop

Prix
16,99

Vengeful Guardian : Moonrider est le fruit le plus mature d’un studio de développement qui ne cesse de surprendre par sa capacité à se pencher sur les jeux vidéo classiques, à identifier leurs points forts afin de les reproduire parfaitement, tout en les retravaillant pour obtenir un résultat unique à chaque fois. Le paradoxe est que sa plus grande force est sa plus grande faiblesse, car Vengeful Guardian : Moonrider semble ne pas vouloir s’adresser à un public moderne, visant exclusivement ceux qui sont capables de comprendre et d’apprécier ses nombreuses sources. Belle et revêche à la fois, presque impitoyable dans son refus de faire des compromis.

PRO

  • Un shinobi parfait
  • Les niveaux sont bien conçus et très variés
  • C’est peut-être un moyen de découvrir une autre philosophie de jeu.

CONT CONTRE

  • Edgy si tu n’as pas vécu une certaine époque

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